1 – LE MALI

Capitale : BAMAKO                        Superficie : 1.248.574 km2

Chef d'état
: Amadou Toumani Touré, dit ATT a succédé, depuis le 8 juin 2002, à Alpha Oumar Konaré
Président de l’Assemblée Nationale : Ibrahim Boubacar Keïta
Premier Ministre : M Modibo Sidibé (depuis 03 octobre 2007)
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale: Moctar Ouane

Voir liste des membres du nouveau gouvernement

Principales villes: Bamako : 1 million ,  Ségou : 107.000, Sikasso : 90.000, Mopti : 86.000
Population
(millions) : 13 (2003) dont 71% rurale, 29% urbaine et 46,1%de moins de 15 ans
Densité : 10,5 hab/km2
Espérance de vie : 45/48
Taux fécondité par femme : 6.7 enfants
Croissance démographique : 2,4% par an
Ethnies :
o       Bambara à 33%, Peuhl à 10%
o       Sénoufo à 9%, Songhaï à 7%
o       Malinké à 6%, Touareg à 5%
o       Sarakolé, Djogoromé, Dogon,
o       Bozo.
Religion : Islam (90 % de la population), Christianisme (2%) et animiste (8%).
Langues : Français (officielle), Bambara (utilisée par 60% de la population)
Taux de croissance : 3,2% (2003)
Taux d'inflation : 0,5% (2003)
Taux de chômage : 14,6% (2001) dans les villes,
PIB - PPA (milliards de $) : 10.1 (2003)
PIB par habitant à parité de pouvoir d'achat ($) : 850 (2003) au 188ème rang mondial.

2 – GEOGRAPHIE

Le Mali est situé au cœur de l’Afrique occidentale. Sa superficie la place au 9ème rang des pays d’Afrique avec 1 240 292 km2 (2,5 fois la France). Le Mali partage environ 7420 Km de frontières avec 7 Etats voisins : la Mauritanie, l’Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Sénégal. Le Mali ne dispose d’aucun accès à la mer et les ports de Dakar et d’Abidjan, par où passe l’essentiel de son trafic international, sont distants de 1200 Km environ de Bamako. Celui de Conakry étant éloigné de 900 km.

Relief et hydrographie :

Le Mali est constitué de 90% de vastes plaines et de bas plateaux. Quelques massifs montagneux se dressent au milieu de ces étendues plates, tels que les Monts Mandingues, l’Adrar et la falaise de Bandiagara. L’hydrographie du pays est régulée en partie par le bassin du fleuve Sénégal (à l’Ouest), mais surtout par le fleuve Niger. Celui-ci traverse le Mali et forme une boucle longue de 1700 km. Ses affluents drainent un territoire de 50 000 km2 au sud-ouest et le nord-est du pays.

Le climat :

Le Mali subit l’influence de 3 zones climatiques :
- Une zone saharienne avec des précipitations irrégulières ne dépassant pas 200mm/an.
- Une zone sahélienne avec une saison des pluies de juin à septembre (300 à 500mm).
- Une zone soudano-guinéenne avec 5 à 6 mois de saison de pluie (jusqu’à 1300mm).

3- HISTOIRE POLITIQUE

Rappels historiques

L’histoire du Mali remonte à l’Empire du Ghana (IIIème siècle après J.C.) et s’enrichit avec l’Empire du Mali du XI au XVIIème siècle. Leur morcellement donne naissance à une multitude de royaumes. La conquête française du Soudan commence vers 1850 et s’achève avec la chute de Samori en 1898. L’histoire du Mali se confond ensuite avec celle de la colonisation. La colonie change plusieurs fois de nom : Haut-Sénégal, puis Niger, et enfin Soudan ; ainsi que de capitales : Kayes, Ségou, Bamako.

Histoire contemporaine

1959 : Modibo Keita est nommé Président de la Fédération du Mali (incluant le Soudan, le Sénégal, le Dahomey (Bénin) et la haute Volta (Burkina Faso).
22 septembre 1960 : Proclamation de l’indépendance de la République du Mali.
1968 : Moussa Traoré renverse Modibo Keïta par une coup d’Etat, le régime militaire va durer 22 ans.
1991 : mouvements de contestation initiés par les étudiants conduisant à l’arrestation de Moussa Traoré. Un comité de transition est alors présidé par Amadou Toumani Touré, dit ATT.
Juillet 1992 : Election du Président Alpha Oumar Konaré, réélu en mai 1997 et qui laisse derrière lui une démocratie de multipartisme bien ancrée.

4 - ORGANISATION POLITIQUE DU MALI

Régime présidentiel institué par la nouvelle constitution du 14 février 1992. Le Président est élu pour 5ans (mandat renouvelable une seule fois) au suffrage universel à deux tours.

Le Premier Ministre et les Ministres sont nommés par le Président de la République. Le parlement est constitué d’une seule chambre, l’Assemblée nationale. Les députés sont élus pour un mandat de 5 ans au suffrage universel direct. La dernière élection a eu lieu en 2002.

Il y a plus de 80 partis politiques au Mali (nombre en constante évolution). Les principaux sont :
-         L’ADEMA-PAJ (Parti Africain pour la Solidarité et la Justice) : de Alpha Oumar Konaré, désormais principal parti d’opposition
-         MPR : Mouvement Patriotique pour le Renouveau
-         RPM : Rassemblement pour le Mali
-         CNID : Congrès National d’Initiative Démocratique
-         CDS : Convention Sociale Démocrate
-         UDD : Union pour la Démocratie et le Développement
-         US-RDA : Union Soudanaise – Rassemblement Démocratique Africain
-         SADI : Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance

Les élections législatives ont vu la victoire de la coalition Espoirs 2002 ( MPR, RPM, CNID) avec 64 sièges au détriment de l' ADEMA ( 45 sièges).

Le Mali est membre de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), de la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest), et de la CEDEAO (Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest)

5- FONCTIONNEMENT ADMINISTRATIF

Le territoire est découpé en circonscriptions administratives :

- Les régions : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Les régions sont gérées par les conseils régionaux. Les conseillers régionaux sont élus par les conseillers communaux.
- Les « cercles » (équivalent des départements français), regroupant plusieurs communes, sont placés sous l’autorité d’un conseil de cercle. Il y a 49 cercles au Mali.
- Les communes au nombre de 703 : 19 communes urbaines et 684 communes rurales. Les communes sont gérées par un conseil communal élu au suffrage universel direct. Le Maire et les adjoints, qui forment le bureau communal, sont élus par les conseillers communaux.

6-ECONOMIE

Importation (en million de $) : 1,67(2003)
Exportation (en million de $) : 216 (2003)
Principaux fournisseurs : Côte d'Ivoire, France, Union Européenne
Principaux clients : Thaïlande, Italie, Chine, Brésil

Le Mali souffre de son enclavement. Ne possédant aucune façade maritime, il est dépendant des ports des pays de la sous-région, Abidjan était le principal port utilisé jusqu’au déclenchement de la Guerre civile de Côte d'Ivoire. Depuis, les ports de Lomé au Togo et Nouakchott en Mauritanie, ainsi que Dakar au Sénégal ont pris la relève. Mais les infrastructures routières insuffisantes sont un frein.

L’économie du Mali est avant tout agricole. 80 % de la population active travaille dans ce secteur. L'Agriculture est de plus en plus mécanisée avec utilisation d'engrais et de pesticides en vue de l'autosuffisance alimentaire. La production est basée sur les céréales qui constituent l'essentiel de l'alimentation au Mali : mil, sorgho, riz, maïs, fonio, blé. A ces denrées de base s'ajoutent les tubercules : igname, patate, manioc.

Production céréalière (en tonnes)

CEREALES
CAMPAGNE
VARIATIONS en %
 
2003/2004
2004/2005
Mil
1.260.498
974.673
-22,68
Sorgho
727.632
664.083
-8,73
Riz
938.217
718.086
-23,46
Maïs
454.758
459.463
1,03
Fonio
22.437
19.655
-12,40
Blé/Orge
5.574
8.942
60,42
TOTAL
3.409.116
2.844.902
-16,55

Les cultures fruitières et le maraîchage connaissent un certain essor ; ainsi, le Mali exporte des bananes, des mangues et des oranges vers l'Europe et les pays arabes du golfe. Tous les centres urbains et périurbains sont producteurs et consommateurs de légumes.
L'agriculture industrielle reste dominée par la production cotonnière qui a enregistré une baisse de 5,23 % avec un niveau estimé à 580 000 tonnes pour la campagne 2004-2005 contre 612 513 tonnes pour la campagne 2003-2004.

Le Mali, avec les mines d’or de Sadiola, Morila et Yatela, est le troisième producteur d’or en Afrique (derrière l’Afrique du Sud et le Ghana) avec une production de 63 tonnes en 2002, production qui a doublé entre 2000 et 2002. Cette production représente 12 % du produit intérieur brut du Mali et 67% des produits d'exportation (300 milliards de francs CFA).

7- LES PARTENAIRES DU DEVELOPPEMENT

Les importants soutiens financiers en provenance du système des Nations Unies, de la BAD et du FED pour l’aide multilatérale, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, des Etats-Unis et du Canada pour l’aide bilatérale, représentent plus de la moitié du coût global des projets d’investissement. Ils offrent ainsi des débouchés dans les infrastructures routières, le développement rural, l’adduction d’eau, l’exploitation des mines, la distribution de l’énergie, les transports, l’urbanisme et l’habitat, le tourisme, entre autres.

La France est le premier partenaire économique et commercial du Mali. Environ 15% des importations maliennes proviennent de l’hexagone. La Coopération française a joué un rôle important dans le développement de la filière coton, « success story » du Mali et principal moteur actuel de sa croissance économique (excepté la crise cotonnière de 2000). Le nombre de filiales et implantations françaises représente aujourd’hui quelque 170 sociétés.

Partisan résolu de l’intégration africaine et d’abord ouest-africaine, membre de l’UEMOA et de la CEDEAO, le Mali attend de la première de ces organisations, la plus efficace, qu’elle ne se contente pas d’être une simple union douanière mais qu’elle devienne un véritable marché unique et, surtout, qu’elle mette en œuvre des politiques sectorielles dynamiques. L’intégration des réseaux de transports terrestres (routier et ferroviaire) ainsi que des réseaux  électriques, constitue une priorité fondamentale pour le gouvernement de  Bamako.

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